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V L A D I M I R     S V E R D L O V      P I A N O

Press

Nice Matin, (après son concert à  Cannes.) "Un concert extraordinaire, où Philippe Bender joue la carte de trois jeunes prodiges internationaux,chacun,en son domaine.... ...Second prodige, du piano cette fois: le Moscovite Vladimir Sverdlov que la critique internationale qualifie de "miracle". Et le miracle joue le 20e Concerto de Mozart qu'il pare d'une indicible transparence, de trouvailles de couleurs inouïes, d'une pure beauté, taillée dans le diamant. Délirante d'émotion, la salle obtient un "bis" d'un tout autre registre, transcendant, infaillible, dans la fulgurance de Liszt."

Review by Loïc Serrurier
Lorsqu'il s'assied à son piano il est habité d'une démence musicale. Une démence semblable à celle d’un Richter des grands soirs.
Le public n’existe plus..
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Un paysage musical aux résonances illimitées
Le pianiste Vladimir Sverdlov au château de Bourglinster
"Véritable soliste, virtuose qui sait imposer ses choix interprétatifs, Vladimir Sverdlov est un artiste qui communique ses visions musicales avec un engagement irrésistible."
«Luxemburger Wort »

Sverdlov créé le choc. Le concert spontané un concept qui réhabilite le concert classique. Pari réussi dans la salle du Conservatoire .
« La Libre Belgique »

Vladimir Sverdlov :le miracle
"C'est tout son être qu'il jeta dans la musique, sans réserve ,sans filet,dans un dénuement et une générosité bouleversants .Sverdlov a des moyens immenses –musicaux ,digitaux, spirituels .Il circule dans la musique à la fois en explorateur fiévreux et en fils de la maison, il peut tout se permettre". « La Libre Belgique»

Press Reviews from Vladimir in Lugano June 2007

“Vladimir Sverdlov is one of today’s leading young artists with great power of expression “ Martha Argerich

Recital Salle Gaveau Paris - review by Loïc Serrurier

Il y a quelques années, à propos du scandale occasionné –en particulier par sa propre attitude– par son « seulement » sixième prix au Concours Reine Elisabeth de Belgique, j’écrivais à propos de Vladimir Sverdlov, alors âgé de 22 ans :
« Vladimir Sverdlov (6ème lauréat), m'avait ému jusqu'aux larmes dans un second concerto de Chopin comme je n'en ai jamais entendu avant ni après. Quel rubato unique! Et tout aficionado de Zimerman que je sois, je reste persuadé (bien qu’ayant entendu les deux à quelques semaines d'intervalle dans cette oeuvre) que Sverdlov nous a livré ce soir là la version la plus libre, et également la plus touchante de ce chef-d'oeuvre.Une personnalité unique, un art du contrechant étonnant, une poésie formidable (sa sonate de Schubert!). Et ce personnage dont la finale reste selon moi la meilleure depuis bien des années tous instruments confondus, fut rejetée par le jury, les cotations à mon avis très hautes ayant été à mon avis contrebalancées par des cotations très basses. Les jurys sont souvent très conservateurs... Pour moi, il valait haut la main la première place. »

Quelques huit ans plus tard, et à la suite de sa victoire aux Masters de Monte-Carlo, alors que je le pensais comme trop d’autres un talent oublié, je retrouve ce talent singulier pour un Récital Salle Gaveau.
Le sourire est le même, mais l’attitude semble d’emblée moins arrogante. Un certain narcissisme dans l’allure s’est mué en une sympathique bonhomie. Mais le pas reste déterminé, et lorsque que le jeune maître (car s’en est un) se met au piano, il attend le silence, tandis que l’inspiration venant, le visage se mue. Rarement cette impression aura été aussi flagrante. Les traits se figent et l’artiste semble entrer dans une certaine démence. Oui, osons le dire, Sverdlov est dément. Il n’est pas fou, non, mais il est habité, lorsqu’il s’assied à son instrument, d’une démence musicale. Une démence semblable à celle d’un Richter des grands soirs. Le public n’existe plus.
La sonate en la mineur de Mozart qui ouvre le programme est d’une détermination étonnante. Tout Beethoven y est déjà (la manière dont le pianiste fait ressortir les terribles harmonies du final anticipent déjà le Tempête du grand sourd). Mais elle semble presque anecdotique avec la révélation –et je pèse mes mots– que constitue son Carnaval schumannien. La démence est là toute entière. La notion de rubato n’existe même plus avec Sverdlov, elle est pulvérisée. On ne saurait retenir un moment en particulier de son interprétation, tant tout cela participe d’un même grand élan, ce qui n’est point commun dans cette œuvre à numéros. Jusqu’aux Sphinx qu’il décide –et comme bien lui en prend !– d’interpréter à sa façon, Sverdlov semble tutoyer le compositeurs. Contrairement à d’autres très grands interprètes, il ne s’approprie pas l’œuvre pour en donner ensuite sa vision, non. C’est Schumann lui-même au piano. Tout cela semblera bien métaphysique à nombre de lecteurs de cette critique. Cela n’est bien entendu pas à prendre au pied de la lettre, mais une telle évidence dans l’extrême fantaisie (car Sverdlov ne se contente pas de jouer la partition, il prend parfois de grandes libertés face au texte même) interloque au plus haut point. Comment, devant un tel flot de subjectivité, l’auditeur peut-il ressentir une telle… objectivité apparente du propos ! C’est en cela que le pianiste nous semble être, le temps de la pièce, son propre créateur. Une telle impression, seuls quelques-uns nous l’ont donnée. Dans Schumann, cet âme torturée si difficile à interpréter, ils sont, outre Sverdlov, quatre à notre avis à l’avoir ainsi éprouvée : Martha Argerich, Serge Rachmaninov, Samson François et Vladimir Sofronitzki. Sofronitzki justement. C’est à cette école là que se rattache Sverdlov, très loin des produits actuels des conservatoires moscovites. Celle des âmes romantiques russes, paradoxales, nobles et pourtant si instinctives, chez lesquelles prédomine la démesure des sentiments. Ce piano là est incandescent, passionné, passionnant… Tout, sauf rationnel… Comme les émotions qu’il suscite.
Deuxième partie consacrée aux compatriotes Tchaïkovsky –une Dumka tendrement brillante (tout un paradoxe là encore…) – et surtout, et surtout ! Moussorgsky ; Les Tableaux d’une exposition bien sûr. Pièce rabâchée s’il en est… Mais vous étonnerais-je en vous disant que tout cela ne ressemble à rien d’autre que vous auriez pu entendre auparavant. La démence est encore là. Une démence musicale toujours, bien entendu, mais réelle. Car les risques pris par Sverdlov sont immenses. Ils ne sont pas seulement immenses d’ailleurs. Ils sont démesurés. On frôle même l’inconscience à ce niveau. Bien des virtuoses sidèrent par l’impression qu’ils laissent de tout pouvoir jouer dans des tempi extrêmes. Les tempi de Sverdlov sont extrêmes (lents, parfois, rapides souvent), mais ce n’est pas tout. Les risques « instrumentaux » surtout impressionnent plus que la « digitalité » en tant que telle : les sonorités que tente Sverdlov, en nimbant telle note d’un bruit de métal, en jouant l’équilibriste avec la troisième pédale et la pédale forte, jamais je n’ai entendu ça auparavant (je me répète, et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir écouté des magiciens du son, de Pogorelich à Sokolov et Zimerman…). Ce pianiste est un phénomène. Il termine la Grande Porte épuisé malgré sa technique pourtant démente, et les loupés s’y accumulent. Mais peu importe. Car l’engagement fut total, et le coup dans le ventre que le musicien assène à ses auditeurs se trouverait atténué si tout cela était en plus digitalement parfait. Vous trouviez Richter dans son légendaire enregistrement public praguois dément (oui ce terme, je le répète, mais je n’en trouve pas d’autre) ? Ce n’est rien, mais réellement rien, par rapport à Sverdlov. Le pianiste fait peur, on le sent au bord de la défaillance. Mais il crée (il ne re-crée pas comme ses autres confrères, ainsi que je l’ai déjà écrit plus haut, non, il crée) quelque chose d’unique. Au-delà de la frénésie richtérienne, s’il se rattachait aux hallucinations de Sofronitzki dans Schumann, c’est Yudina que Sverdlov évoque le plus volontiers dans Moussorgski, tandis qu’il régale avec quatre bis consentis un public debout (chose rare dans la très sage Salle Gaveau !) : Debussy, une piécette virtuose qui m’est inconnue et surtout deux Chopin uniques (on se rappelle encore son fameux deuxième concerto en finale du Reine Elisabeth) –Nocturne susurré, et pourtant si dense, et première étude de l’opus 10 ravageuse.
Oui, avec ce jeune homme (il n’a que 30 ans), c’est à ce niveau qu’on se situe. Celui de la grande, de la très grande tradition russe. Celle des Sofronitzki, Yudina, Igumnov, voire Richter des très grands soirs. Celle des grandes, parfois inquiétantes, et oui, démentes, âmes romantiques russes
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